Suivez les aventures de 2 amis sur un engin du tonnerre !
6 Juin 2016
Nous ouvrons les yeux dans un décor somptueux : la petite crique de Pontusval. La tente sur le sable, c'est le panard ! Il est 7h30 pour certains, 8h pour d'autres, et les pêcheurs sont levés quant à eux depuis bien plus longtemps, assurément.
Les cuisses montrent quelques signes de fatigue suite aux jours précédents, mais rien de méchant. La sensation d'avoir pédalé, tout simplement. Quelques échanges avec les pêcheurs de homard, puis nous nous mettons en route. Passage par Menez Ham, où nous découvrons les fours à goémon. Celui-ci est brûlé, on en ressort des pains de soude, desquels est ensuite extraite l'iode.
Notre premier objectif de la journée sera de trouver un lieu sympa pour y prendre le petit déjeuner. Et c'est chose faite en arrivant à Guissény. La spécialité du coin : Le pastès, une brioche-gâteau, des plus moelleuses, garnies de petits raisins en option. Un régal,surtout accompagné d'un petit chocolat chaud ou d'un café dans le bar du coin. C'est endroit, c'est aussi un lieu de rencontre de la vie locale. Les habitants passent, l'un après l'autre, dire bonjour, acheter un paquet de cigarettes, ou commander un boisson de leur choix, allant du café au demi !
Nous retrouvons la même météo que la veille, à quelque chose près : un ciel plutôt couvert, il ne fait pas très chaud. Les manches longues sont les bienvenues, mais des petites espaces bleutés se font une place entre les moutons nuageux.
Le petit déjeuner haut de gamme nous donne de l'énergie pour avancer, et le repas de midi attendra l'heure du goûter. En route pour le phare de l'île Vierge, plus haut phare gardé d'Europe paraît-t-il. L'ancien phare, le petit, juste à ses pieds, est devenu l'habitat des gardiens. Le tandem est garé, nous en profitons pour nous balader à pied. Un faucon crécerelle surveille notre avancée depuis son vol stationnaire au-dessus de nos têtes : magnifique !
Rencontre avec un pêcheur d'algues, la "Pioca" (ou Chondrus de son nom scientifique), une algue destinée à faire du gélifiant, et qui se retrouve sous l'appellation E407. Un bonhomme très sympa, retraité du coin, qui nous explique le pourquoi du comment de ces petites algues. Il s'agit d'une pêche à la main, physique, au cours des grandes marées, pendant la période estivale uniquement.
A l'arrière plan, dans les sacs, la petite algue Pioca, et les quelques 6h de travail du pêcheur de ce matin
Après l'île Vierge, passage des Abers. Les abers (mot celte) désignent des estuaires. Aussi connus sous le nom de fjords, ou rias en espagnol, ce sont des baies, lieu d'interaction entre terre et mer. Les bateaux y sont nombreux car la situation y est favorable de par leur profondeur et leur abri.
Entre deux Abers, l'Aber Wrach' et l'aber Benoît, il existe un lieu de paradis : la presqu'île Sainte-Marguerite. Merci Patrick pour le bon plan ! Comment résister à une eau turquoise et à une plage de sable blanc ? Hop ! A l'eau ! Nous restons sur la presqu'île pour manger, et une fois de plus, c'est un délicieux picnic qui s'offre à nous. Nous avons croisé un petit marché le matin sur la route, qui nous permet de déguster charcuterie et fromages locaux.
Une fois repartis, notre rythme est sympa : nous avançons bien, mais faisons plein de petites pauses que nous apprécions à chaque instant. Les paysages valent le détour et méritent de poser le pied à terre. Comme par exemple ce ballet de Kitesurf que l'on admire un instant. C'est aussi l'occasion de grignoter un petit truc par ci par là, pour deux morphalous qui n'arrêtent pas de manger ! Marre de monter et descendre, nous tentons une petite portion de GR. Ce sera plus direct, mais aussi plus mouvementé : nos fesses s'en souviennent encore !
Nous continuons encore un peu, et trouvons un endroit magique pour nous arrêter. Nous pourrons y admirer notre premier coucher de soleil au-dessus de la mer. Nous pensons être au plus à l'Ouest de la Bretagne... mais non ! (Il y a Ouessant encore plus loin, en mer !).
Le soleil est couché, et nous aussi ! C'était la plus grosse journée depuis notre départ, puisque nous avons dépassé les 110km.